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Palestine, entre le bleu du ciel et le sable de la mémoire

Palestine, entre le bleu du ciel et le sable de la mémoire
Joss Dray, Miki Kratsman, Fayez Nureldine, John Tordai

du 26 avril au 1er juillet 2001

Depuis les travaux de Jacob Riis, Lewis Hine, Robert Capa, Eugene Smith, Philip Jones Griffiths, entre autres, le reportage photographique a acquis un pouvoir unanimement reconnu. Cette portée évidente était alors incontestablement liée à l’engagement des photographes au cœur de sujets graves, contradictoires, parfois violents, pris dans l’histoire vivante, de celle qui se déroulait sous leurs yeux.

Notre histoire contemporaine se nourrit encore de violences et d’injustices et cette histoire-là nous concerne. Certains photographes prennent position vis-à-vis de ces événements, s’engagent à poursuivre, en tant qu’individus et en tant que photographes, les plus nobles voies ouvertes au grand reportage : témoigner, participer avec leurs moyens propres à la réflexion, l’échange et l’éveil des consciences.

Palestine, entre le bleu du ciel et le sable de la mémoire est un projet porté par ces intentions, tourné vers une région du monde pour laquelle, aujourd’hui plus que jamais, chaque effort importe, chaque soutien pour la reconnaissance du peuple palestinien et de ses droits compte, car cette reconnaissance est la seule garantie d’une paix juste et durable.

Construite autour de quatre photographes, Joss Dray (française), Miki Kratsman (israélien), Fayez Nureldine (palestinien) et John Tordai (anglais), cette exposition-manifeste, tout en faisant l’état des lieux de la Palestine actuelle - le morcellement de son territoire, la dispersion de son peuple, la révolte désespérée de sa jeunesse et l’escalade de la répression - propose au public une vision de l’avenir avec laquelle il puisse se sentir solidaire.

Afin d’être en parfaite adéquation avec ses intentions, cette initiative a été élaborée avec des photographes reconnus pour leur investissement personnel sur ce thème. Par  ailleurs, elle s’est mise en place grâce à un large réseau de solidarité et associe, pendant trois jours, de nombreux intervenants à des débats et des rencontres. Enfin, un long circuit itinérant de l’exposition est programmé, en France et à l’étranger, motivé par la même volonté : contribuer, avec les moyens qui sont les nôtres, à rêver et concevoir un avenir de paix et de justice.
Annie-Laure Wanaverbecq